Pourquoi les parisiennes (et les autres aussi) s’acharnent-elles à porter des talons alors que visiblement elles ne savent pas marcher avec ?
C’est vrai, porter des talons alors que l’on ne sait pas marcher avec :
– ça fait mal au dos (peut être pas tout de suite mais dans quelques années vous verrez)
– aux pieds aussi
– ça vous donne une démarche bizarre
– c’est pas idéal pour attraper son bus ou son métro
– c’est pas idéal non plus pour marcher sur des pavés
– ça ne vous fait penser à rien d’autre qu’à : faut pas que je me ramasse la gueule, faut pas que je me ramasse la gueule
– du coup ça vous fait sûrement louper des occasions (mec, fringues, …)
Alors, dites, pourquoi un tel pédo-masochisme (si si ça existe comme mot et sinon m’en fous j’écris ce que je veux d’abord) ?
9h20 : Merde un voyant s’allume. Il est orange et je le connais pas celui là. Je me gare quelques rues plus loin, ouvre le capot, contrôle les niveaux. Tout est ok. Je prends le manuel et trouve la bonne page. Problème de pression des pneus. Je trouve une station, met quelques quarters pour avoir de l’air comprimé. Rien. Voyant toujours allumé. Je réessaie. Toujours pareil. Je fais quelques centaines de mètres et trouve un vendeur de pneus. Il regarde le pneu arrière et me dit : voilà ça vient de là. Gnéééé ? Une moitié de clou enfoncé dans le pneu. Sympa. Il démonte la roue et répare le pneu. 20 minutes plus tard, je peux enfin repartir.
Toujours cette chaleur étouffante et la freeway est pourrie. J’arrive à Barstow à 12h30 pour déjeuner.
Newberry Springs. Là, perdu au milieu de nulle part le voilà : le Bagdad Café. Des habitués. Au mur des photos, des billets de banque et des mots des quatres coins du globe. L’ambiance qui règne ici est peu commune. On dirait que le temps s’est arrêté. Je signe le livre d’or du café. Andrea, la propriétaire, vieille femme très alerte me prend même en photo derrière le comptoir. Elle me donne la carte de visite du café. Je fait de même avec mes Moo Cards. La conversation s’engage sur mes photos. Elle accrochera finalement la Tour Eiffel juste à côté de la caisse. Le temps de faire quelques photos dehors je reprends la route en direction de Calico, une ville fantôme. Je ne sais pas si c’est le fait que l’on soit le 4 juillet mais l’entrée est gratuite aujourd’hui. Des maisons en bois plantées ça et là, un petit train pour découvrir les paysages mais bon pas de quoi casser trois pattes à un canard cette ville de cow boy. Je repars vers 16h15 et il me reste encore 170 miles jusqu’à Vegas.
La route est longue, droite et la clim me ferait presque m’endormir tellement il fait bon. J’arrive enfin. Je trouve un parking à Fremont Street. Malheureusement, l’auberge est à l’autre bout de la rue. Tant pis j’y vais à pieds. Les gaz d’échappement et la chaleur ambiante donnent une odeur bizarre à l’air. Je suis accueilli par une québécoise qui parle français. Aaaah trop bien !!!
Pancakes le matin comme à Hollywood et y’a même une piscine.
Une douche plus tard, je repars vers Fremont Street où je me prends une expérience visuelle hors du commun. Imaginez une rue piétonne. Recouverte sur toute sa longueur par un énorme dôme. Dôme constitué de millions de LED qui s’animent au rythme de musiques endiablées. Un 4 juillet de folie. Les américains savent y faire pour le spectacle. Aux deux bouts de la rue des concerts, tout le monde arborent fièrement tee shirts « Proud to be american » ou drapeau dans les cheveux. Ca boit, ça chante, ça crie, ça applaudit, ça rit, c’est fabuleux.
Avant de partir me coucher, petit détour par le Strip et ses nombreux hôtels casinos. De nuit c’est encore plus magique : Caesars Palace, The Venetian, Bellagio, Paris, NewYork NewYork, Excalibur, Treasure Island, The Mirage, Flamingo, MGM Grand …