Il y a des évènements qui marquent plus que d’autres, ceux où tu sais exactement ce que tu faisais et où tu te trouvais quand ça s’est passé. Le 11 septembre 2001 par exemple. Je sais dans quelle salle je me trouvais, sur quelle chaise j’étais assis, devant quel ordinateur et sur quel site j’ai appris la nouvelle (Yahoo dans ce cas précis).
Le décès de Michael Jackson en est un autre. Je revenais d’une soirée plutôt arrosée au cours de laquelle la rumeur avait enflé au fil des heures, le roi de la pop serait mort. J’ai eu beaucoup de mal à le croire jusqu’à ce que je parcours des dizaines de sites pendant une bonne partie de la nuit, au son de tous ses albums. Une semaine plus tard, je m’envolais pour Los Angeles. Les messages, les fleurs, les bougies, les dizaines et dizaines de fans scotchés devant son étoile sur Hollywood Boulevard venaient confirmer le pire. La cérémonie retransmise en live sur CNN depuis le Staples Center et regardée depuis ma chambre d’hôtel dans l’Utah mettait un point final à cet évènement.
Un an après, que reste-il ? Des images, des photos, des clips. Des musiques qui passent toujours sur mon iPod. Des rumeurs dont se délecte encore la presse à scandale qui n’a vraiment rien d’autre à faire que de ternir l’image d’un mort. Et puis il reste trois enfants. Sans papa. R.I.P M.J.
