Cocoon au Casino de Paris

La dernière fois c’était à La Cigale pour « My friends all died in a plane crash ». Cette fois ci, Cocoon avait choisi la jolie salle du Casino de Paris pour nous présenter leur nouvel opus « Where Oceans End ».

Une magnifique salle toute de rouge vêtue, avec balcons comme à La Cigale. Une atmosphère calme et détendue et un public très varié. Voilà pour l’ambiance.

Et puis un garçon arrive sur la scène et s’installe au piano. De sa douce voix, il entame sa première chanson. Pas mal. Et puis il nous dit qui il est : Chris Garneau. Ah ouais. Je ne l’avais même pas reconnu, moi qui l’ai découvert cette année avec El Radio et Music For Tourists. Pendant 20 bonnes minutes, il nous chantera et jouera ses mélodies, douces, mélancoliques, le genre de mélodies que tu ne te passes pas en boucle si tu es dépressif 🙂 Il remercie le public de l’avoir supporté et disparait derrière le grand rideau rouge.

Quelques minutes plus tard, le rideau se lève et dans la pénombre on aperçoit Mark et Morgane. Comme pour me souhaiter la bienvenue, ils commencent avec Sushi ^^

Avec des jeux de lumières super travaillés, dans une ambiance cosy, Cocoon alterne tubes du premier album et chansons du second. De l’entrainant Chupee qui te donne envie de partir en voyage au merveilleux Hummingbirds en passant par Tell Me (And tonight I hate birds), Mark sait manier la guitare folk avec un certain plaisir et ça se voit.

Plaisir qui se fait ressentir ensuite quand Cocoon entame un cover d’Empire State Of Mind de Jay-Z et Alicia Keys et le célèbre Hey Ya de Outkast. Toute la salle se met à bouger et à chanter sur Comet et une impressionnante version de Vultures, bien loin de l’originale.

Morgane, seule à la guitare, poursuit avec In My Boat, bientôt rejoint par Mark.

Cette douce soirée musicale au Casino de Paris se termine sur la magnifique chanson qu’est Cathedral.

There’s a time to let it grow, there’s a time to let it slow and a time to let it go.

Elisabeth Buffet au Temple

elisabethbuffetIl y a une dizaine de jours, je suis allé voir le spectacle d’Elisabeth Buffet au théâtre Le Temple. Moi qui aime les découvertes, j’étais servi ce soir là car je ne connaissais ni Elisabeth ni le Temple.

Situé près de République, le théâtre Le Temple (tout du moins la salle que j’ai vu) n’est pas tout jeune. Le théâtre, fondé en 1792, a été d’abord un cirque. Ce n’est qu’après un incendie en 1922 que le cirque est abandonné pour laisser place à un café concert puis à un lieu consacré en grande partie à l’humour. Voilà pour la petite histoire.

Ce soir là, il y avait la queue sur le trottoir pour venir voir Elisabeth Buffet. Après un bon quart d’heure d’attente, nous entrons dans la salle de spectacle. Des portraits d’artistes aux murs, des fauteuils rouges dans une salle ancienne.

Elisabeth entre direct en scène, nous faisant un remake d’Emmanuelle, assise dans le mythique fauteuil en osier, sur une musique de Sheila. Patrick mon chéri … Mais ta gueule Sheila !!! Oui Elisabeth est très direct. Elle appelle un chat un chat et une bite une bite. Choqué ? Non, c’est plutôt marrant de l’entendre parler de sexe sans complexe, elle qui, à 40 ans passé, aimerait bien se faire « refaire le crépi de la cave » ou « défriser la moquette » c’est au choix.

Oui Elisabeth est quadragénaire et elle aimerait bien se taper Antoine, le petit jeunot de 25 ans. Mais voilà, le temps est passé par là et elle n’est plus aussi fougueuse et fraîche qu’avant. Donc elle doit se contenter de ce qu’il y a. Elle nous parle sans complexe et sans mâcher ses mots de son sex toy (ça sentait le plastique fondu dans toute la chambre) à sa nuit avec un « vieux », d’Euuuuude son petit neveu (ah on peut les échanger, tant mieux parce qu’il est moche) à son Noël à Versailles (prendre l’accent bien coincé) en passant par son mythique passage dans les toilettes de ce bar miteux où elle a rencontré Patrick. Patrick, mon chéri …

Elisabeth est sur la scène du Temple du mardi au samedi à 20h15 et le dimanche à 17h30 jusqu’au 2 janvier et en tournée dans toute la France à partir du 8 janvier.

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