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jan
30

L’amour dure trois ans et Millenium

Ça fait longtemps que je n’ai pas parlé cinéma ici. On y va avec deux films vus récemment.

l'amour dure trois ansL’amour dure trois ans de Frédéric Beigbeder d’après son roman éponyme. Avec Gaspard Proust et Louise Bourgoin.

Le pitch : Marc Marronnier, critique littéraire et chroniqueur mondain vient de divorcer d’Anne. Il commence alors l’écriture d’un livre sur cette certitude que l’amour dure trois ans. Jusqu’au jour où il rencontre Alice, la femme de son cousin …

J’ai lu le livre il y a quelques années déjà et à vrai dire je ne m’en souviens plus trop ^^. Donc aucune idée si cette adaptation ciné est fidèle ou non. Bon vu que c’est Beigbeder lui même qui est à la réalisation j’imagine que ça reste plutôt fidèle. Le film est sympa, on passe un bon moment mais l’ambiance reste quand même très très parisienne. Meilleur moment du film : le mariage de Jean-Georges, interprété par JoeyStarr, avec un surfeur.

MilleniumMillenium de David Fincher d’après le roman de Stieg Larsson. Avec Daniel Craig et Rooney Mara.

Le pitch : Mikael Blomkvist, journaliste, est engagé par un industriel suédois, Henrik Vanger, pour enquêter sur la disparition de sa nièce Harriet une dizaine d’années plus tôt. Lisbeth Salander, jeune rebelle super douée, est chargée de se renseigner sur Blomkvist. Ils vont finalement être amenés à  travailler ensemble pour résoudre cette enquête …

Alors déjà, le générique est super classe. Très noir, très geek. Ensuite, l’ambiance est assez pesante tout au long du film de par l’histoire et de par les paysages enneigés de Suède. Il y a quelques scènes bien trash, un peu à la Fincher époque Seven. Mara est excellente en fille complètement à l’ouest, asociale, très intelligente et hyper violente quand il le faut. Craig fait une bonne prestation en journaliste d’investigation à lunettes même si par moment on a du mal à croire à son personnage (le côté musclé de James Bond refaisant surface). Pour finir, la bande son colle bien au film et ajoute ce petit plus à l’atmosphère déjà bien pesante.

sept
27

Le mec de la tombe d’à côté de Katarina Mazetti

Le mec de la tombe d'à côtéDésirée, bibliothécaire et citadine, vit dans un appartement tout blanc. Elle se rend quotidiennement sur la tombe de son mari qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune.

Benny, lui, est agriculteur et vit dans sa ferme avec ses 24 vaches laitières. Il se rend aussi quotidiennement au cimetière depuis le décès de sa mère.

C’est lui le mec de la tombe d’à côté. Lui qui énerve Désirée avec son apparence de vieux beauf et la stèle tape-à-l’oeil qu’il a fait ériger pour sa mère. C’est elle qui énerve Benny, qui la nomme la Crevette, parce qu’elle occupe tout le banc du cimetière avec son bonnet et son carnet de poésie.

Et puis un jour un sourire éclate. C’est le début d’une histoire d’amour. Arriveront-ils à passer au-delà des préjugés ? Quels sacrifices sont-ils prêts à faire par amour ? Est ce qu’un paysan peut sortir avec une intello et inversement ?

Je me suis marré du début à la fin avec cette histoire d’amour suédoise. C’est bien écrit, drôle, chacun, homme et femme, en prend pour son grade. C’est marrant de voir comment chacun des protagoniste interprète cette histoire d’amour à sa façon, selon ses critères sociaux, comment ils tiennent sur leurs positions jusqu’au bout, comment ils arrivent malgré tout à faire des efforts pour satisfaire l’autre, comment tout en étant le contraire l’un de l’autre, ils arrivent à communiquer.

Morceaux choisis :

En général, je n’éveille pas plus d’intérêt chez les beaux mecs que le dessin de papier peint choisi par un responsable de HLM.

J’étais tombé amoureux d’elle. Ce n’était pas comme un déclic. Plutôt comme quand je touche la clôture électrique sans faire gaffe.

Désirée -j’ai du mal avec son prénom. Il sonne à la fois cassant, constipé et hautain, tout ce que je croyais qu’elle était au début. Moi, je l’appelle la Crevette. Ca lui va tellement bien que c’en est presque méchant. Pâle, recroquevillée sur ses parties molles, une carapace autour. Et de longues antennes.

Décolorée comme une vieille photo couleur qui a trôné dans une vitrine pendant des années.

Le mec de la tombe d’à côté de Katarina Mazetti, Ed. Babel

sept
26

One Day

One DayCe n’est un secret pour personne, j’aime beaucoup Anne Hathaway (j’ai d’ailleurs hâte de la voir en Catwoman dans The Dark Knight Rises). C’est donc tout naturellement que je suis allé voir One Day, drame romantique par excellence. Le pitch est simple :

Emma et Dexter, deux jeunes anglais, passent la nuit ensemble après avoir fêté leurs examens. Au petit matin ils décident … de rester amis.

Emma, bourrée de complexes, coincée, rêve sa vie d’écrivain en travaillant dans un resto mexicain de Londres. Dexter, insouciant, multiplie les conquêtes et les expériences en tous genres. Ils se retrouvent le 15 juillet de chaque année pendant 20 ans.

Le film les suit donc pendant toutes ces années. On les voit évoluer, on suit leurs vies sentimentales, leurs hauts et leurs bas, leurs carrières respectives. Pendant que Dexter se marie et devient père, Emma sort avec un « comique » qui fait du stand up. Pendant qu’Emma devient écrivain à succès, Dexter perd son job à la télévision anglaise et sombre dans la drogue.

Jusqu’au jour où ils se revoient à Paris …

Anne Hathaway

sept
6

La guerre est déclarée de Valérie Donzelli

C’est un film fait avec trois bouts de ficelle, bien loin de tout effet spécial ou 3D à la mode.

C’est un film émouvant, intense, drôle, plein d’espoir dont tu ressors avec le sourire, l’envie de te battre et de croquer la vie à pleine dent comme ses deux protagonistes et ce malgré les épreuves (tellement minimes comparées à la leur) que tu peux traverser.

La Guerre est Déclarée

Elle s’appelle Juliette. Il s’appelle Roméo. Ils s’aiment. Ils font un enfant, Adam. Adam a un problème. Il est atteint d’un cancer. De l’hôpital de la Timone à Marseille à la maison des parents de Villejuif en passant par l’hôpital Necker à Paris, ce sont des mois, des années de lutte qui s’enchaînent. Surtout ne pas s’apitoyer. Voir le côté positif des choses. Toujours. S’aimer, faire la fête, profiter, se battre, courir, craquer, se relever, être fort, lutter, gagner …

C’est un film lumineux à l’image de ce grain de beauté si joliment chanté et de ce sublime plan de fin.

C’est un film qui parle d’amour. Clairement. D’espoir. Toujours. Un film avec des gens beaux à l’intérieur. Une histoire qui pourrait être la tienne.

Ça s’appelle « La guerre est déclarée« . C’est réalisé par Valérie Donzelli. Avec Valérie Donzelli et Jérémie Elkaïm. Et c’est leur histoire.

La Guerre est Déclarée

août
4

Les Monologues du Vagin

Cela fait 10 ans que « Les Monologues du Vagin » la pièce de théâtre créée par Eve Ensler est jouée en France. Il y a deux semaines, nous avons enfin rejoints le million de spectateurs l’ayant vu.

A partir d’interviews de plus de 200 femmes du monde entier, Eve Ensler a rassemblé des témoignages sur la part la plus intime de la femme : son vagin. C’est un spectacle sur le bonheur d’être femme, la joie d’être amante et la fierté d’être mère mais également sur toutes les formes de violence infligées au corps féminin.

Voilà pour le pitch inscrit sur le flyer.

Dans la salle, une cinquantaine de personnes à tout casser. Un joli endroit ce théâtre Michel, c’était la première fois pour l’un et l’autre.

Sur scène, 3 femmes, d’âges différents. Geneviève Casile, Maïmouna Gueye et Sophie Guillemin. Une lumière juste comme il faut, ni trop présente, ni pas assez.

Des monologues, tirés de ces interviews, des longs, des courts, des parties de tennis verbal, chacune se renvoyant la balle.

Tantôt drôle et léger comme l’énumération de tous les petits noms donnés au vagin, les différentes sortes d’orgasmes audio inclus ou que dirait votre vagin s’il pouvait parler ?

Tantôt émouvant à l’image de l’épisode de l’accouchement.

Tantôt tragique quand elles parlent excision, viols et violence.

Une mention spéciale à Maïmouna Gueye qui vivait littéralement ses textes, renvoyant toutes ses émotions sur le public présent ce soir là.

Malheureusement 1h30 c’est super court et on ne voit pas le temps passer.

Un bien beau spectacle que je vous recommande, que vous soyez homme ou femme.

Les Monologues du Vagin

juil
11

Paris – Delhi – Bombay et Inside Out à Beaubourg

Début juillet, je suis retourné à Beaubourg. Un bout de temps que je n’y avais pas mis les pieds. Pour aller voir l’expo Paris – Delhi – Bombay qui se tient là jusqu’au 19 septembre et me faire tirer le portrait via Inside Out, le projet de JR qui se tient dans le hall du musée jusqu’au 5 septembre.

Paris – Delhi – Bombay ou l’expo qui te fait quitter Paris sans prendre l’avion. Sentiment dû en grande partie aux nombreuses photos qui y sont exposées. Des photos de villes surpeuplées, de scènes de vies, d’histoires racontées. A coté de ça, des peintures bien kitsch comme seule l’Inde sait les produire, des sculptures et des installations tout aussi bizarres, des affiches prônant la libération féminine, une installation faite d’ustensiles de cuisine et une magnifique représentation d’une ville indienne à la verticale sur deux panneaux témoignant de l’extrême densité qui règne dans le pays. Vous l’aurez compris, l’Inde dans toute sa diversité et ses couleurs est ici représentée.

The Tunnel

Paris Delhi Bombay

Après un petit tour sur les terrasses surplombant Paris et la seconde expo sur François Morellet, je suis retourné voir les collections permanentes du musée. Dali, Warhol, Klein et ses bleus tellement intenses que tu as envie de plonger dedans, Brancusi …

Inside Out ou le projet participatif du photographe JR, lauréat du Ted Prize 2011.

INSIDE OUT is a large-scale participatory art project that transforms messages of personal identity into pieces of artistic work. Everyone is challenged to use black and white photographic portraits to discover, reveal and share the untold stories and images of people around the world. These digitally uploaded images will be made into posters and sent back to the project’s co-creators for them to exhibit in their own communities. People can participate as an individual or in a group; posters can be placed anywhere, from a solitary image in an office window to a wall of portraits on an abandoned building or a full stadium. These exhibitions will be documented, archived and viewable virtually.

Pour faire simple, tu uploades une photo sur le site. Tu reçois un poster géant de ta photo à ton adresse et tu vas la coller où bon te semble (un lieu symbolique, un lieu qui te touche, qui veut dire quelque choses pour toi, un lieu qui représente une cause que tu défends…). Tu prends une photo, une vidéo de l’endroit et tu envoies tout ça sur le site. Et ensemble, faisons que l’art puisse changer le monde. Ou au moins y participe.

Ce samedi, la cabine photographique était au Centre Pompidou et j’ai pu me faire photographier et recevoir mon poster géant que je vais aller coller quelque part dans Paris (quand j’aurais trouvé un lieu symbolique pour moi). Cerise sur le gâteau, j’ai eu l’occasion de croiser JR, venu faire quelques photos de l’installation. Je suis reparti avec mon portrait sous le bras, heureux d’avoir rencontrer celui qui a fait Women Are Heroes et dont les portraits géants en noir et blanc me sont devenus familiers.

Me for Inside Out project by JR

JR

juil
8

La Loge, le théâtre de la jeune création

La LogeCe matin je vais vous parler d’un endroit remarquable, un petit théâtre niché au cœur du 11ème arrondissement de Paris. Cet endroit c’est La Loge. Je l’ai découvert grâce à Delphine un soir de novembre 2009 lorsque nous avons assisté au One Woman Show de Nora.

C’est un petit théâtre parisien, un des plus petits de la capitale puisque l’unique salle ne peut contenir que 80 personnes assises (100 debout).

Sa petite capacité ne l’empêche pas d’avoir une programmation très variée, du one man show à la pièce de théâtre en passant par des concerts, de la danse ou des projections ciné. La Loge est aussi un lieu de création où les compagnies et artistes bénéficient de temps de résidence pour monter et proposer leur spectacle.

Alice Vivier et son équipe travaille toute l’année pour faire vivre cet endroit et offrir au public des spectacles de qualité qui mettent en avant la jeune création. Et toujours dans une ambiance décontractée et festive.

Ce que j’aime à La Loge :

- L’identité graphique du lieu et les affiches jaunes immédiatement reconnaissables de Marc Armand

- La cour intérieure et le fait que le théâtre soit implanté au milieu d’une résidence d’artistes, les balcons fleuris au printemps

- Le fait de pouvoir boire des bières dans la cour avant ou après les spectacles tout en discutant avec les artistes

- Le bar et l’ambiance qui règne à l’intérieur

- La salle et ses coussins


LA LOGE – 1/4 par lalogetheatre

C’est ici que j’ai découvert et pu rire avec Nora, c’est ici que j’ai pu me laisser transporter avec les Take-Away shows de La Blogothèque, c’est ici que j’étais encore vendredi dernier pour la Soirée Inutile de Nora : une première partie orchestrée par Sophie Marie Larrouy, le show inutile de Nora et au bar les teeshirts de Gilles et Maurice et les fringues vintage du Anet Vintage Club. Et bien évidemment les bières dans la cour.

Cette soirée donnait également le coup d’envoi du Summer of Loge, une programmation de théâtre et de concerts pendant tout le mois de juillet (voir le programme).

Si vous ne connaissez pas encore l’endroit je vous invite à le découvrir très vite. Les spectacles coûtent entre 8 et 14 euros. Des petits prix qui vous donnent une raison de plus de venir vous cultiver avec la jeune création.

La Loge

77, rue de Charonne

75011 Paris

juin
28

La solitude des nombres premiers de Paolo Giordano

La solitude des nombres premiersLes nombres premiers ne sont divisibles que par 1 et par eux-mêmes. Soupçonneux et solitaires, certains possèdent cependant un jumeau dont ils ne sont séparés que par un nombre pair.

La solitude des nombres premiers, c’est l’histoire d’Alice et Mattia, deux écorchés vifs qui possèdent chacun leurs secrets et qui un jour vont être amenés à se croiser. Elle, passionnée de photo, a un passé plutôt douloureux et se sent exclue du monde. Lui, passionné de mathématiques, a également vécu un traumatisme durant son enfance et refuse de faire partie du monde.

Leur rencontre au lycée va être le point de départ d’une relation qui va perdurer jusqu’à l’âge adulte. Durant leur vie, il ne vont cesser de se croiser, de s’effleurer, de s’éloigner, en espérant qu’un jour toutes leurs souffrances vont disparaitre pour laisser place à leur amour.

Ça faisait longtemps que je n’avais pas lu une histoire aussi magnifique, que je n’avais pas été aussi passionné et impatient de connaître la fin d’un livre. Paolo Giordano nous emmène en Italie à la rencontre de ses deux jeunes solitaires dans un monde à priori pas fait pour eux et qui vont trouver en chacun de l’autre la force de se battre, d’essayer de changer, de tout quitter ou presque. Giordano réussit à nous faire pénétrer les sentiments les plus profonds de ces deux adolescents en quête de repère, de ces deux adultes qui cherchent ou se cherchent sans forcément (se) trouver.

Ce livre m’a fait penser à la chanson que chantait Jeanne Moreau dans Jules et Jim de François Truffaut : le tourbillon de la vie.
« On s’est connu, on s’est reconnu, on s’est perdu de vue, on s’est r’perdu de vue, on s’est retrouvé, on s’est réchauffé puis on s’est séparé, chacun pour soi est reparti dans le tourbillon de la vie, je l’ai revue un soir aïe aïe aïe, ça fait déjà un fameux bail. »

La solitude des nombres premiers a été récemment adapté au cinéma.

mai
30

Dessine-moi un parisien

Dessine moi un parisien… ou l’art de se moquer des petits travers de cette population si particulière (dont je fais partie … enfin quand ça m’arrange évidemment) qu’on aime détester.

Olivier Magny, l’auteur, lui même parisien, croque avec humour et auto-dérision (oui le parisien aime se moquer de lui même, c’est ce qui le rend supérieur au Français moyen), tout ce qui fait la vie, les petites habitudes, le langage des parisiens, ses relations avec la province, etc. En terminant chaque chapitre par un conseil utile et un parlez parisien qui vous permettra tout de suite d’en reconnaitre un dans la rue.

J’ai lu ce livre d’une traite dimanche et je me suis marré du début à la fin. C’est très fin, ça se moque très bien des parisiens, c’est hyyyyppperr sympa. Bon par contre, sur environ 1 chapitre sur 4, je me suis exclamé : merde c’est moi ça !!! Je devrais peut être commencer à m’inquiéter :)

Petits morceaux choisis :

Trois critères conditionnent la coolitude à Paris : posséder un iPhone, porter des Converse et manger des sushis. A Paris, aimer la cuisine japonaise n’implique rien d’autre que d’apprécier les sushis. Cet emballement atteint son apothéose avec la découverte de la rue Saint-Anne.

De nos jours, le Parisien affichera sur son mur, sur son frigo ou dans ses toilettes une photo de Robert Doisneau. Le choix de la photo affichée sera un indicateur sûr de caractérisation sociale. Le bas de la hiérarchie est à l’évidence le plus connu de ses clichés : Le Baiser de l’Hôtel de Ville. Toutes les adolescentes parisiennes possèdent une reproduction de cette image.

A Paris, il n’est pas nécessaire de tenter de différencier les Asiatiques. Ils sont tous chinois.

Dessine-moi un parisien, Olivier Magny, Ed. 10/18

mai
24

Life in a Day

Le 24 juillet 2010, comme des milliers de personnes à travers le monde, j’ai participé à une expérience unique au monde : Life in a Day.

Le principe était simple : filmer sa vie, sa ville, ses envies, ses désirs, ses peurs, la vie … sur un seul jour pour que, mis bout à bout, tous ces rushes deviennent un long métrage.

Même si au final mes images n’ont pas été sélectionné, je garde un merveilleux souvenir de cette journée si particulière, une journée où j’ai eu l’impression de participer à quelque chose d’énorme à travers le monde, une journée où j’ai pu filmer Paris, ses rues, ses habitants, ses monuments, son métro, une journée qui s’est terminée au 7ème ciel, Josh T. Pearson en concert privé, le Sacré Coeur en toile de fond.

Réalisé par Kevin MacDonald et produit par Ridley Scott, « Life in a Day » sortira en juillet.

Voici la bande annonce :

La chaîne Life in a Day

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Julien CHATELAIN is at home in Paris and has planned a trip to * Berlin in mars 2012.

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