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mai
30

Dessine-moi un parisien

Dessine moi un parisien… ou l’art de se moquer des petits travers de cette population si particulière (dont je fais partie … enfin quand ça m’arrange évidemment) qu’on aime détester.

Olivier Magny, l’auteur, lui même parisien, croque avec humour et auto-dérision (oui le parisien aime se moquer de lui même, c’est ce qui le rend supérieur au Français moyen), tout ce qui fait la vie, les petites habitudes, le langage des parisiens, ses relations avec la province, etc. En terminant chaque chapitre par un conseil utile et un parlez parisien qui vous permettra tout de suite d’en reconnaitre un dans la rue.

J’ai lu ce livre d’une traite dimanche et je me suis marré du début à la fin. C’est très fin, ça se moque très bien des parisiens, c’est hyyyyppperr sympa. Bon par contre, sur environ 1 chapitre sur 4, je me suis exclamé : merde c’est moi ça !!! Je devrais peut être commencer à m’inquiéter :)

Petits morceaux choisis :

Trois critères conditionnent la coolitude à Paris : posséder un iPhone, porter des Converse et manger des sushis. A Paris, aimer la cuisine japonaise n’implique rien d’autre que d’apprécier les sushis. Cet emballement atteint son apothéose avec la découverte de la rue Saint-Anne.

De nos jours, le Parisien affichera sur son mur, sur son frigo ou dans ses toilettes une photo de Robert Doisneau. Le choix de la photo affichée sera un indicateur sûr de caractérisation sociale. Le bas de la hiérarchie est à l’évidence le plus connu de ses clichés : Le Baiser de l’Hôtel de Ville. Toutes les adolescentes parisiennes possèdent une reproduction de cette image.

A Paris, il n’est pas nécessaire de tenter de différencier les Asiatiques. Ils sont tous chinois.

Dessine-moi un parisien, Olivier Magny, Ed. 10/18

mai
24

Life in a Day

Le 24 juillet 2010, comme des milliers de personnes à travers le monde, j’ai participé à une expérience unique au monde : Life in a Day.

Le principe était simple : filmer sa vie, sa ville, ses envies, ses désirs, ses peurs, la vie … sur un seul jour pour que, mis bout à bout, tous ces rushes deviennent un long métrage.

Même si au final mes images n’ont pas été sélectionné, je garde un merveilleux souvenir de cette journée si particulière, une journée où j’ai eu l’impression de participer à quelque chose d’énorme à travers le monde, une journée où j’ai pu filmer Paris, ses rues, ses habitants, ses monuments, son métro, une journée qui s’est terminée au 7ème ciel, Josh T. Pearson en concert privé, le Sacré Coeur en toile de fond.

Réalisé par Kevin MacDonald et produit par Ridley Scott, « Life in a Day » sortira en juillet.

Voici la bande annonce :

La chaîne Life in a Day

mai
9

Stanley Kubrick à la Cinémathèque Française

Expo-Kubrick-Cinematheque46 ans de carrière, 13 films. Le tout résumé sur deux étages. C’est à la Cinémathèque Française jusqu’au 31 juillet.

Stanley Kubrick, l’exposition, retrace film après film, du Baiser du Tueur en 1954 à Eyes Wide Shut en 1998, la carrière exceptionnelle de ce grand réalisateur. Des extraits de scénarios, des correspondances, tout un tas de documents de recherches, des photos de tournages, des costumes et accessoires originaux, cette exposition, extrêmement riche et documentée, permet de comprendre et de pénétrer l’univers de Kubrick, génie, perfectionniste, visionnaire.

L’exposition commence au 5ème étage. On y accède par un ascenseur. Quand les portes se ferment, les deux petites jumelles de Shining font leur apparition. Ça a le don de vous mettre direct dans l’ambiance.

On suit donc l’ordre chronologique de réalisation des films, en commençant par Fear and Desire (1953), Le Baiser du Tueur (1954) puis l’Ultime Razzia (1956). De nombreuses photos de tournage jalonnent le parcours, des notes de frais engagés. Les Sentiers de la Gloire (1957), première collaboration avec Kirk Douglas. Extraits du film, esquisses, dessins.

Spartacus (1960) sera la seconde collaboration avec Kirk Douglas qui après s’être engueulé avec le réalisateur original, imposera Kubrick pour le remplacer. Kubrick dira de Spartacus qu’il est le seul film sur lequel il n’a pas eu le contrôle total. Là encore des photos de tournage, extraits du films et costumes originaux.

Lolita (1962) où on retrouve plein de clichés originaux et Docteur Folamour (1963) avec des esquisses impressionnantes de ce qui sera le poste de commandement et l’original de la bombe, continuent de nous faire pénétrer dans l’oeuvre de Kubrick.

Puis vient 2001 : l’Odyssée de l’Espace (1968). Incroyable même si je me suis toujours endormi devant :)

Là encore les pièces présentées sont sublimes. De la maquette de la centrifugeuse aux roughs des costumes, du casque de Keir Dullea au monolithe noir et au costume de singe. Il ne manque que HAL-900.

Mais déjà Beethoven résonne dans la pièce à côté. Malcolm McDowell n’est pas loin. Orange Mécanique (1971). Textes, coupures de journaux, extraits du film d’un côté tandis que de l’autre on se croirait au Moloko Vellocet avec le costume d’Alex et les tables si particulières de ce bar qui ne servait que du lait enrichi!

Barry Lyndon (1975), mon préféré, est le suivant sur la liste. Entre costumes d’époques, correspondances et cet objectif Carl Zeiss si particulier (ouverture à 0.7) qui a permit de filmer en lumière naturelle, à la bougie pour certaines scènes. Epoustouflant.

On entre dans l’univers de Shining (1980) avec les robes des deux jumelles rencontrées dans l’ascenseur. Des photos d’un hôtel américain qui a servi d’inspiration, une reproduction du labyrinthe et deux haches qui ont servi à Jack Nicholson.

Direction le 7ème étage en passant devant des aquarelles de Christiane Kubrick représentant son mari. Full Metal Jacket (1987) et Eyes Wide Shut (1998) clôturent cette partie avec des tonnes de photos.

On découvre ensuite la carrière de photographe de Kubrick avec de nombreux clichés en noir et blanc et on accède enfin aux nombreux documents qu’il avait amassé pour des films qu’il n’a jamais tourné (Napoléon, Aryan Papers) et à ses nombreux objectifs.

Stanley Kubrick, l’exposition, c’est à la Cinémathèque Française jusqu’au 31 juillet et à partir du 1er juin, rétrospective nationale pour découvrir ou redécouvrir 7 de ses films sur grand écran.

Stanley Kubrick, l’exposition

mai
5

Scream 4 de Wes Craven

Parce que

- la toujours aussi délicieuse même 15 ans après Neve Campbell

- Courtney Cox toujours aussi arriviste dans le rôle de Gale Weathers et David Arquette toujours aussi benêt dans le rôle de Dewey

- le retour du duo gagnant Wes Craven à la réalisation et Kevin Williamson au scénario

- je dois à Scream un pan entier de ma culture ciné, celle des films d’horreur (Halloween, Nightmare on Elm’s Street et tous les autres Freddy, Vendredi 13, La colline a des yeux, Psychose …)

- la scène d’ouverture avec le film dans le film dans le film

- la manière dont ils arrivent à se moquer de leur genre et de jouer pendant tout le film avec ça

- Marco Beltrami toujours pour la bande-son

- Ghostface

- la réplique culte de la fin : « The first rule of remakes : don’t fuck with the original »

- Sidney Prescott est immortelle

Et toi ? Tu l’as vu ? Tu as aimé ? Un peu ? Beaucoup ? Passionnément ? A la folie ? Pas du tout ?

Scream 4

mai
4

Angus & Julia Stone au Trianon

Quelques photos du dernier concert parisien donné par Angus et Julia Stone dans la magnifique salle du Trianon. Mon deuxième concert après celui de La Cigale l’an passé. Sauf que cette fois-ci j’étais du côté photographe. Et je dois dire que j’ai énormément apprécié. Alors merci à Uni-T et Anne Sophie pour l’accréditation.

Angus & Julia Stone @ Le Trianon

Angus & Julia Stone @ Le Trianon

Angus & Julia Stone @ Le Trianon

Angus & Julia Stone @ Le Trianon

Angus & Julia Stone @ Le Trianon

Plus de photos dans ma galerie

mar
8

Les femmes du 6ème étage et Le discours d’un roi

Les femmes du 6ème étageLes femmes du 6ème étage ou l’histoire d’un couple de bourgeois dans le Paris des années 60. Jean-Louis Joubert vit dans un immeuble avec sa femme et ses deux fils (enfin quand ils ne sont pas en pension). A la recherche d’une nouvelle bonne, il fait la connaissance d’un groupe de femmes espagnoles qui vivent dans le même immeuble que lui, au 6ème étage. Il rencontre Maria, qui devient la bonne du couple. Très vite, il se pose des questions sur sa situation. Et si sa petite vie bien rangée, coincée et austère ne lui correspondait plus ?

J’ai aimé :

- Fabrice Lucchini toujours aussi bon et Sandrine Kiberlain, parfaite en épouse coincée

- La joie qui se dégage du 6ème étage

- Les enfants du couple, énervant à souhait

- Les 10 secondes de bonheur avec Natalia Verbeke dans la salle de bain

- Les paysages d’Espagne

- Lola Duenas pour son caractère et ses avis bien tranchés sur Franco

Le discours d'un roiLe discours d’un roi ou l’histoire vraie de Bertie qui, suite à l’abdication de son frère Edouard VIII, est contraint de devenir le Roi George VI. Oui mais voilà il y a un hic. Bertie est incapable de s’exprimer en public et est atteint de bégaiement. Grâce à sa femme, il fait la connaissance de Lionel Logue qui, grâce à des méthodes pas très conventionnelles, va lui permettre de vaincre ses peurs et son handicap.

J’ai aimé :

- La prestation de Colin Firth (Oscar largement mérité)

- Les f**k, sh*t et compagnie durant les séances

- La bonne tête de Churchill

- Helena Bonham Carter en épouse soutenant son mari jusqu’au bout

- La symphonie No 7 – 2ème mouvement de Beethoven durant le discours final (entendue aussi dans Irréversible de Gaspard Noé)

mar
7

True Grit et 127 heures

True GritTrue Grit de Joel et Ethan Coen ou l’histoire de Mattie Ross, une gamine de 14 ans qui pour venger la mort de son père et retrouver son assassin va s’offrir les services de Rooster Cogburn, un marshall alcoolique. Mattie et Rooster vont chevaucher à travers les territoires indiens pour retrouver la trace de Tom Chaney. LaBoeuf, un Texas Ranger qui le recherche aussi pour le meurtre d’un sénateur fera plus ou moins équipe avec eux.

J’ai aimé :

- L’excellentissime Jeff Bridges en alcoolique ronchon et à la voix super grave

- La prestation d’Hailee Steinfeld

- Les second rôles, Josh Brolin en tête

- Les grands espaces

- Le genre western parce que ça faisait longtemps que j’en avais pas vu un de bien

127 heures127 heures de Danny Boyle ou l’histoire vraie d’Aron Ralston, un jeune homme de 27 ans parti en randonnée dans les gorges de l’Utah et qui se retrouve dans une crevasse, le bras coincé entre un rocher et la paroi. Après 5 jours au fond, n’ayant plus rien à boire et à manger, il va prendre la décision qui va lui sauver la vie.

J’ai aimé :

- James Franco, bien loin de son costume serré des Oscars

- Les paysages à couper le souffle de l’Utah

- Les souvenirs des parcs nationaux d’Utah et d’Arizona que ce film a fait remonter chez moi et cette envie de repartir

- La manière avec laquelle Danny Boyle a réussi à me faire complètement rentrer dans la peau du personnage et à souffrir avec lui (sérieux je me suis senti hyper mal quand il … brrrr)

fév
22

Black Swan de Darren Aronofsky

Parce que

- la grâce des scènes de ballet, de Natalie, de Mila et de toute la troupe

- la beauté esthétique des plans et des prises de vue, la beauté physique de Natalie

- l’étourdissement à chaque pointe, à chaque pas de danse

- Winona Ryder aussi

- Tchaïkovski

- la folie de Nina dans ce qu’elle a de plus jusqu’au boutiste

- l’aller retour permanent entre le bien et le mal, la sagesse et la folie, le cauchemar et la réalité, le blanc et le noir

- cette sublime schizophrénie magistralement interprétée

- la tension et l’oppression ressenties durant tout le film

- la deuxième claque de Darren Aronofsky après Requiem for a dream

En deux mots et en paraphrasant Nina, je dirais juste que « c’était parfait« .

Et toi ? Tu l’as vu ? Tu as aimé ? Un peu ? Beaucoup ? Passionnément ? A la folie ? Pas du tout ?

Black Swan

fév
11

Rachid Badouri au théâtre Trévise

Rachid BadouriIl y a deux semaines, nous sommes allez voir LA nouvelle star de l’humour au Canada, j’ai nommé Rachid Badouri !

Rien de mieux pour terminer la semaine que d’aller rire un bon coup. C’est un peu ce qu’on s’était dit. Et on n’a pas été déçu du voyage. C’était la première fois que nous allions au théâtre Trévise. J’aime l’ambiance qui se dégage de ces vieux théâtres, qui, tu le vois et le sens, ont un vécu. Assis pas trop loin de la scène, nous attendons impatiemment Rachid Badouri, même si nous ne savons pas du tout à quoi nous attendre.

Et puis il entre en scène. Pour vous donner un petit aperçu du personnage, il ressemble un peu à Eric mais sans Ramzy. Boule à zéro, un visage super malléable (ses grimaces pour imiter les asiatiques valent vraiment le détour, à chaque fois qu’il les imite tu as envie de te pisser dessus tellement c’est énorme) et un accent québécois/marocain à tomber.

Parlons du spectacle. J’ai envie de vous dire que ça va à 100 à l’heure, que ça bouge dans tous les sens, que c’est hyper rythmé. Rachid nous dresse le portrait de sa famille (enfin surtout son père hein salopard ^^), de sa vie d’ado au Québec avec ses potes, de ses sorties en boîte de nuit. Il entrecoupe ses histoires avec des moments musicaux dont il a le secret. Ses petits pas de danse à la Michael Jackson sont absolument sublimes par exemple.

Puis il nous raconte son premier voyage au Maroc ou comment pour pouvoir rencontrer toute sa famille, il a du se farcir la fin du voyage sur le dos d’un âne. Je vous laisse imaginer la suite de son périple, à mourir de rire. C’est déjà terminé ? Non Rachid Badouri est une véritable bête de scène et il aime le cinéma. Quoi de plus normal donc que de se prendre pour un acteur et de recréer sur scène, avec moults effets spéciaux, une scène de film des plus réalistes. On s’y croirait presque.

Le spectacle touche à sa fin et le public en redemande. Rachid Badouri n’oublie pas de remercier ses parents (enfin surtout son père hein salopard ^^), qui ce soir là, avaient fait le déplacement depuis le Québec pour venir voir jouer leur fils à Paris.

Foncez voir Rachid Badouri, vous ne serez pas déçu !!!

Rachid Badouri sur JustePourRire

fév
1

Un nuage en bouteille

Un peu de publicité ce matin pour un couple de photographes que je connais : Céline & Vincent Montibus.

Ils proposent leurs services de photographes aux particuliers et aux professionnels via « Un nuage en bouteille« . Que ce soit pour immortaliser votre mariage, sublimer votre grossesse ou votre nouveau né ou faire de simples photos de famille, ils se déplacent dans toute la France. Ils peuvent même vous proposer une séance en studio ou à domicile. Ils donnent également des cours d’initiation ou de perfectionnement à la photographie. Enfin si vous voulez offrir une séance photo c’est aussi possible grâce à leurs bons cadeaux.

N’hésitez pas à les contacter pour toute demande.

unnuageenbouteille

Un peu de douceur

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Julien CHATELAIN is at home in Paris.

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